déserts

un plongeon, la tête sortie du liquide sans aucune éclaboussure. sans même un son. écouter, toute sa concentration sur ces sons, roulis microscopique. des heures, des jours de roulement de silice. formes géométriques épurées, roulées encore. Ne pas se laisser happer, faire l’effort d’avancer. une fournaise hivernale et de vagues souvenirs de vapeurs de thé, …

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fragments

J’ai vu l’histoire commencer. au commencement, un rythme, des tambours puis des cordes tendues. De plus en plus tendues. je les ai vu au bord de la rupture, près de ce précipice qui effraie tant. de nouveau l’histoire se répète sans en percevoir les contours sans même avoir vu une chute. bonds et rebonds. la …

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souvenirs

j’ai regardé par la fenêtre. l’eau tombait, sans qu’il pleuve. je ne sais pas, je ne sais plus s’il tombait des cordes mais il ne pleuvait pas. Pourtant le bruit de cette pluie d’orage, j’aurais juré qu’il pleuvait. Ah ces pluies d’été martelant, chantant. je vois le bruit des gouttes contre le sol, contre les …

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un petit tour

avancer encore et encore, se protéger mais refuser de reculer. encore, plus vite, encore plus loin. attention à droite, en haut, ne plus descendre. tant et tant de fois faire le tour, une simple plaque de quelques mètres, une simple plaque de quelques centimètres, une simple plaque de quelques milliers de kilomètres. Sans cesse et …

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le premier temps

loin de l’illusion et de la foule, laisser son esprit vagabonder dans la brume du petit matin. ce premier petit matin que l’on souhaite être celui du renouveau. ce premier souhait qui ramène au premier plan de la conscience l’illusion d’un monde renouvelé où la tentation du recommencement est loi. dans l’illusion de la solitude …

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un ange passe

sans avoir à bouger ni courir, il suffit de regarder par la lucarne pour apercevoir ce ballet incessant. toutes ces ombres. à droite. à gauche. et même au travers de mon esprit. tant de mouvements et d’agitation alors qu’un battement de cil pourrait suffire. du haut de mes étages, d’un souffle comme d’un revers de …

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au delà du temps

c’est au détour d’un bloc, sans bruit, que la nouvelle surgit. Penché pour regarder, la limite a disparu, dépassée. ni vide sidéral, ni brutalité. grondement, ronronnement tel un cortège sans vie. le premier pas peut sembler difficile et pesant mais la chute est toujours aussi évidente. C’est comme marcher sur un filin en équilibre alors …

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corde raide

la corde tombe, rebondi puis résonne. rebondi puis résonne. la chute stoppe. net et repart de plus belle . accélération. stoppe. rebond. coup sec, arrêt net. inanimé je remonte doucement. tomber. arrêter. tomber. arrêter. chute libre court le long de la corde raide. enfin je touche le bois, tel un pavé humide et brillant, une …

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nuit carmin

Le noir. le noir m’enlace. obscurité, l’escalier s’enlace. dédale de couloirs et de masses. une lumière sombre pour retomber dans le noir. les yeux ouverts qui roulent, et montent pour s’accrocher à quelques câbles photoniques. nouvelle pesanteur. Chuchotements et vent de parole. écouter pour ne pas dire. un cri s’échappe, claque! sans pouvoir être perçu, …

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en attendant

le bruit m’envahit, la douleur. la pluie, l’orage s’abat partout, sur les vitres, partout. guitares saturées, rifts impressionnants, hommage au premier ! plus fort, plus vite. lumière, éclats, je plonge. le son doit sortir, il doit respirer. la douleur augmente. un corps en vrac jeté contre le mur, encore et encore. reflets carmin. le son …

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un autre coté

sans se poser de question, je dirige mes doigts vers la forme persuadé que la réponse est de l’autre coté. mais de quel coté ? de quelle réponse ? tant de questions avec tant de réponses et la certitude que l’on reçoit la réponse destinée à la question est finalement très faible, si faible qu’il …

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une porte, sans doute

avancer et rester exactement au même endroit sans aucune crainte du vertige. Le tempo accélère, les lumières défilent. vite, encore plus vite. dépasser la rupture. ne plus bouger, regarder le chaos et accepter une nouvelle glissade. merci pour cette promenade. il fait nuit sans le froid de l’été. regardes la chair disparait, l’existence même est …

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