au delà du temps

c’est au détour d’un bloc, sans bruit, que la nouvelle surgit. Penché pour regarder, la limite a disparu, dépassée. ni vide sidéral, ni brutalité. grondement, ronronnement tel un cortège sans vie. le premier pas peut sembler difficile et pesant mais la chute est toujours aussi évidente. C’est comme marcher sur un filin en équilibre alors …

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corde raide

la corde tombe, rebondi puis résonne. rebondi puis résonne. la chute stoppe. net et repart de plus belle . accélération. stoppe. rebond. coup sec, arrêt net. inanimé je remonte doucement. tomber. arrêter. tomber. arrêter. chute libre court le long de la corde raide. enfin je touche le bois, tel un pavé humide et brillant, une …

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nuit carmin

Le noir. le noir m’enlace. obscurité, l’escalier s’enlace. dédale de couloirs et de masses. une lumière sombre pour retomber dans le noir. les yeux ouverts qui roulent, et montent pour s’accrocher à quelques câbles photoniques. nouvelle pesanteur. Chuchotements et vent de parole. écouter pour ne pas dire. un cri s’échappe, claque! sans pouvoir être perçu, …

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en attendant

le bruit m’envahit, la douleur. la pluie, l’orage s’abat partout, sur les vitres, partout. guitares saturées, rifts impressionnants, hommage au premier ! plus fort, plus vite. lumière, éclats, je plonge. le son doit sortir, il doit respirer. la douleur augmente. un corps en vrac jeté contre le mur, encore et encore. reflets carmin. le son …

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un autre coté

sans se poser de question, je dirige mes doigts vers la forme persuadé que la réponse est de l’autre coté. mais de quel coté ? de quelle réponse ? tant de questions avec tant de réponses et la certitude que l’on reçoit la réponse destinée à la question est finalement très faible, si faible qu’il …

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une porte, sans doute

avancer et rester exactement au même endroit sans aucune crainte du vertige. Le tempo accélère, les lumières défilent. vite, encore plus vite. dépasser la rupture. ne plus bouger, regarder le chaos et accepter une nouvelle glissade. merci pour cette promenade. il fait nuit sans le froid de l’été. regardes la chair disparait, l’existence même est …

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ouvert – fermé

Ouvert, sans un regard, je tente de trouver le cristal. cette brillance absolue, lumière intérieure qui ouvrirait toutes les portes. Fermé, je vois, observe ce néant. proche du noir absolu. obscurité de nature, insupportable. Peste. je me souviens de ce gout indéfinissable et irrésistible qui hante encore parfois ce monde. Ouvert – fermé. je cherche. …

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des visions du Cody

Lueurs nocturnes. Reflets humides et dansants. Promenade d’un soir d’hiver. Temps clair et dégagé, c’est la nuit à Paris. Nous survolons cet espace mythique. Bord de Seine et pavés. Harmonie, désert. La foule est là mais elle n’est qu’un décor, un monument de plus. Visions. L’ordinaire se fait extraordinaire. Volupté de l’apesanteur, survol des quartiers …

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lueur(s)

Qu’était donc devenue cette lueur qui brillait tant auparavant. Simplement éteinte ou simplement mise en veilleuse ? Cette quête lui semblait si vaine qu’elle en devenait indispensable, plus rien ne saurait s’y substituer. Elle l’envahissait. Vite se réveiller, éveiller !

partisan

Tu es certain de ton fait et le regard de l’autre te dérange, t’énerve. Tu préfères, sans aucun doute possible, ton avis, ton point de vue. Peu importe si tu mènes l’autre loin de ses objectifs ou besoins. Peu importe le résultat. Tu sais., tu as raison. Ami, ne doute pas. Je te promet de …

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un trait…

j’ai commencé par la fin, les lignes ont disparu. La lumière s’est installée. mais que peut la lumière sans les lignes. Clair obscur ou une vision brouillée